Top départ, la semaine du Fooding est lancée, le retour du Bar Clandé avec mot de passe demandé à l’entrée, des dîners à mériter avec la fine fleur des chefs dénichés par l’équipe du Fooding. Ils reviennent de loin pour rempiler, de NY notamment, où ils ont cartonné en investissant le P.S.1 du MOMA, et cette année c’est la thématique des « incorrects ». Du sucré oui, du beurré aussi, et du carpaccio de cheval : O Nous, entre deux « Jesus Fries » à la piscine Molitor, on s’est cuisiné Alexandre Cammas sur sa vision du Fooding. Bon ap’ !
EazyFood : Bonsoir Alexandre, alors ce soir on est dans un lieu assez exceptionnel et qui malheureusement disparaîtra bientôt, est-ce que tu peux nous faire une petite rétro pour ceux qui ne connaissent pas encore le Fooding sur le bout des doigts ?
Alexandre Cammas : Alors le Fooding a commencé il y a 10 ans, on était encanaillé avec Nova en collectif de journalistes, puis passionnés de bouffe on a inventé un mot, comme-ça, contraction de food et feeling. Au début on l’utilisait quand on pouvait, et puis il a commencé à être récupérer et à être associé à un peu tout. Alors on a essayé de cadrer les choses et à donner une véritable identité à ce chouette mot. Créer un univers d’expression du Fooding, pas du tout pour en limiter l’expansion mais le sortir du simple « mot de journaliste » à attribuer à …
On en a fait l’expression de tout ce que l’on avait aimé en bouffe sur l’année. Parce que sur le sujet il se passait tellement de choses qui ne trouvaient pas de tribune, que l’on a essayé de créer le dénominateur commun de ces créations culinaires. On a versé un peu de cool dans la cuisine.
Ensuite au fil des ans et grâce aux réseaux de copains c’est devenu un site web, des évènements, un guide…
EF : Et dix ans après alors ?
AC : Dix ans après, je regarde et je vois ce que j’appellerais un média. Avec un truc fort qui est resté, et que l’on avait associé dès le début au Fooding « Le goût de l’époque ». Et bien 10 ans après, même si le Fooding c’est devenu Le Bureau du Fooding, Le Fooding d’été, la Semaine du Fooding, autours de lieux emblématiques et de sponsors géniaux, c’est resté ces chefs qui existent autour d’un angle très particulier sur la bouffe.
EF : Cette tendance qu’est le Fooding tu la vois perdurer pendant encore longtemps ?
AC : Alors pour moi le Fooding ce n’est pas une tendance. Ok le point de départ est fortement lié au fait que d’un coup, la bouffe est devenue à la mode. Nous on s’est appuyé sur ce changement et on l’a ambiancé, on a servi d’accompagnement mais on a aussi inspiré. Il y avait un journaliste qui nous appelait les « agite-popotte », j’aime bien ça, un truc qui fait bouger l’existant.
EF : En attendant une tendance ça inspire, et le Fooding a été souvent récupéré non ?
AC : Oui et c’est très bien. Quand je vois que des concepts comme « Cave à manger » ou « Bistronomie » qui sont nés au Fooding sont récupérés par les gens, c’est génial. Mais quand je dis que l’on n’est pas une tendance, c’est pour dire non le Fooding ce n’est pas un phénomène de mode. C’est un journal à la base, et le Guide du Fooding le représente parfaitement.
EF : La suite pour le Fooding, tu la vois plutôt comment ?
AC : La suite c’est déjà la Semaine du Fooding qui va se dérouler toute la semaine. Ça va être beaucoup de nuits blanches pour toute l’équipe. Mais quand on voit les sourires des gens qui viennent et qui félicitent les chefs et en parallèle avoir des sponsors heureux, ça fait tenir sans problème. Mais pour la grande suite, l’internationalisation, que l’on a commencé à NY, c’est une étape qui s’imposera au Fooding, nécessairement.
EF : Pour finir, tu bouffes comment toi à Paris ?
AC : Alors évidemment professionnellement je fais beaucoup de restos, mais surtout le midi, le soir c’est plutôt ma femme qui cuisine pour les enfants et moi. Après on se fait plaisir tous ensemble en allant diner dans une trouvaille, et parfois pour pas cher du tout en plus. D’ailleurs vous le verrai lundi 7 déc., mais je crois que dans le palmarès du Fooding, les restos sont très accessibles et pas du tout 3 étoiles.
EF : Merci Alexandre
Pour aller plus loin
Un site : www.lefooding.com Pour essayer de gagner un des diners de la semaine
Un email : contact (at) lefooding.com Envoyez leur un email sympa et les filles vous fileront le mot de passe pour le Bar Clandé, vers la rue St Dom’ il paraît …
Crédits photos Cyril Fussien
Mortelle l’interview !
Oh le kiffe, j’aurais trop aimé y être.
Chapeau bas le bonhomme, ca reveille un peu notre bonne vieille gastronomie !
Le carpaccio de cheval je passe, mais le chef masqué c’est une super idée